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Joshua Service nettoie seul un dépôt sauvage à New York

Photo : Alan Stanton / Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Il a d’abord filmé, puis il a pris un râteau. Joshua Service, habitant du Queens, a fini par nettoyer lui-même un dépôt sauvage installé sous un pont de métro à Brooklyn, après avoir constaté que le numéro d’appel municipal 311 ne réglait pas le problème assez vite. Une histoire simple, presque banale en apparence, mais qui pose une question utile : que fait-on quand la mairie tarde ?

Un tas d’ordures qui ne bougeait pas

À New York, les dépôts sauvages sont un problème récurrent. Matelas abandonnés, sacs éventrés, gravats : ces tas poussent souvent dans les recoins peu surveillés, sous les ponts, le long des voies ou dans les ruelles. Selon CBS New York, c’est en empruntant le train que Joshua Service a repéré ces amas, qu’il a identifiés comme un véritable dépôt et non comme quelques déchets isolés.

Il a filmé la zone sous un pont de métro de Crown Heights, près d’Atlantic Avenue, puis a signalé la situation au 311. Le service, prévu pour les demandes municipales non urgentes, n’a pas suffi à faire bouger les choses à son goût. Il a donc publié sa vidéo et dénoncé publiquement l’absence de réaction.

La réponse de la Ville, et pourquoi elle bloque

La réponse officielle explique en partie la lenteur. Le Département de l’assainissement (Sanitation) a indiqué qu’il ne pouvait pas enlever les déchets, par crainte qu’il s’agisse d’un campement de personnes sans-abri. Selon CBS, la ville exige alors que les services sociaux se rendent sur le site sept jours de suite avant de pouvoir intervenir dans le cas d’un campement.

Sacs poubelle noirs et un râteau posés devant un tas de déchets sous un pont de métro
Photo : Elliot, Joseph E.B. / Wikimedia Commons (Public domain)

Cette procédure a sa logique : on ne démonte pas un abri de fortune sans vérifier qu’il n’abrite personne et sans proposer une solution d’hébergement. Mais elle a aussi un effet pervers, celui de laisser un tas d’ordures s’installer le temps de la procédure. C’est précisément ce décalage que Service a pointé du doigt.

Selon Good News Network, les services d’hébergement ont par la suite trouvé une personne sans-abri dans le secteur et lui ont proposé une place en refuge. Ce point n’apparaît pas dans les extraits de CBS consultés, il faut donc le lire comme une information rapportée par GNN et non comme un fait confirmé par d’autres médias.

Le râteau, les gants et le résultat

Service s’est rendu sur place avec des gants et un râteau. Toujours selon GNN, il a rempli 10 sacs poubelle en environ deux heures. Ces chiffres ne sont pas repris par CBS dans les extraits consultés, ils sont donc à prendre avec la prudence qui convient. Ce qui est plus solide, c’est le principe : une intervention ponctuelle, sans budget ni mandat, qui a suffi à rendre le lieu nettement plus propre.

Sacs poubelle noirs et un râteau posés devant un tas de déchets sous un pont de métro
Photo : Kevin Waterhouse / Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Il a expliqué à CBS qu’il voulait surtout que le quartier soit plus agréable pour tout le monde. Selon lui, si la zone avait accueilli un campement, d’autres personnes en avaient ensuite fait une décharge commode. C’est un raisonnement que les spécialistes de la gestion des déchets connaissent bien : un espace délaissé attire vite les dépôts, et plus il s’encombre, plus il devient tentant d’y jeter.

Ce que disent les sources sur le contexte

Le problème dépasse ce seul quartier. Selon PIX11, les autorités ont durci la répression des dépôts sauvages dans le Queens : quatorze contraventions avaient été délivrées à ce moment-là, avec des amendes allant de 200 à 4 000 dollars. La sanction existe donc, mais elle ne ramasse pas les déchets.

D’autres habitants s’organisent aussi. Le Haitian Times a documenté, dans le sud-est du Queens, des voisins qui se mobilisent contre les dépôts sauvages. L’histoire de Service s’inscrit dans cette tradition du citoyen qui agit à petite échelle, là où les pouvoirs publics avancent plus lentement.

Selon CBS, la conseillère municipale Chi Ossé prévoyait de rendre hommage à Service le vendredi suivant, sur le lieu même du nettoyage. Un geste symbolique, qui montre que l’initiative a trouvé un écho politique local.

Ce qu’il faut retenir

  • Joshua Service, habitant du Queens, a nettoyé un dépôt sauvage sous un pont de métro à Crown Heights, à Brooklyn.
  • Il avait d’abord signalé la situation au 311, sans que la réponse lui paraisse assez rapide.
  • L’assainissement invoque la crainte d’un campement, ce qui impose une procédure de sept jours avec les services sociaux.
  • Les détails du nettoyage (10 sacs, environ deux heures) viennent de Good News Network et ne sont pas confirmés par CBS.
  • Signaler un dépôt sauvage et agir à plusieurs reste un levier concret, à condition de respecter la sécurité et les procédures locales.

Questions fréquentes

Pourquoi la Ville n’a-t-elle pas enlevé les déchets tout de suite ?

Selon CBS, le Département de l’assainissement a expliqué craindre qu’il s’agisse d’un campement. Dans ce cas, la règle impose aux services sociaux de se rendre sur place sept jours de suite. Cette étape vise à protéger les personnes qui pourraient vivre là.

Peut-on nettoyer un dépôt sauvage soi-même ?

Le geste est louable, mais il doit rester prudent. Mieux vaut porter des gants, éviter les objets dangereux comme les seringues ou les produits chimiques, et signaler ces éléments aux autorités. Il est aussi utile de vérifier qu’aucune personne ne vit sur le site.

Que risque-t-on en déposant des déchets sauvagement à New York ?

Selon PIX11, les amendes dans le Queens vont de 200 à 4 000 dollars, et plusieurs contraventions avaient été délivrées dans le cadre d’une campagne de répression. Le montant dépend de la gravité de l’infraction et de la situation.

Sources : Good News Network, CBS New York, PIX11, Haitian Times.

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